
Photobiomodulation et études scientifiques
La photobiomodulation fait l’objet d’un nombre croissant d’études scientifiques dans plusieurs indications médicales. Cette page présente une sélection de données cliniques, avec des niveaux de preuve variables selon les indications.
Accès rapide :
Dépression | Fatigue | Sommeil | Cicatrisation | Douleurs musculo-squellettiques | Troubles Neurologiques | Récupération sportive
Dépression
Ce que suggèrent les études
Plusieurs essais cliniques, dont une méta-analyse récente, suggèrent que la photobiomodulation transcrânienne pourrait améliorer certains symptômes dépressifs, y compris dans des formes résistantes.
Les effets observés concernent notamment l’humeur et l’énergie, avec des mécanismes impliquant la modulation de l’activité neuronale et du métabolisme énergétique cérébral.
En pratique
La photobiomodulation est utilisée comme approche de soutien, intégrée dans une prise en charge médicale globale.
La réponse reste variable et nécessite une adaptation individualisée.
Références (sélection)
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Salehpour F. et al., 2022 — Systematic review and meta-analysis in major depressive disorder
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Maurizio Fava et al. — ELATED trial (near-infrared light in depression)
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Michael R. Hamblin — Photobiomodulation in brain disorders (review)
Fatigue chronique et récupération
Ce que suggèrent les études
Certaines études suggèrent que la photobiomodulation pourrait soutenir la récupération dans des états de fatigue persistante, en lien avec ses effets sur le métabolisme énergétique cellulaire, l’inflammation et la régulation du système nerveux.
Les données sont principalement issues de travaux sur la fibromyalgie, la fatigue chronique ou les suites de COVID, avec des résultats suggérant une amélioration de la fatigue et de la qualité de vie.
En pratique
La photobiomodulation peut être proposée comme approche de soutien dans les états d’épuisement, en complément d’une prise en charge globale.
Les effets sont progressifs et variables selon les patients.
Références (sélection)
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Fitzmaurice B.C. et al., 2023 — Whole-body photobiomodulation therapy for fibromyalgia
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Lim L. et al., 2024 — Photobiomodulation for cognitive dysfunction in post-COVID condition
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Liebert A. et al., 2020 — Potential role of photobiomodulation in fatigue and recovery
Qualité du sommeil
Ce que suggèrent les études
Quelques études cliniques récentes suggèrent que la photobiomodulation pourrait améliorer la qualité du sommeil, notamment dans l’insomnie chronique ou chez des patients présentant des troubles associés à la fatigue, la douleur ou des maladies chroniques. Les critères utilisés incluent notamment le Pittsburgh Sleep Quality Index (PSQI) et la somnolence diurne. Les données restent toutefois préliminaires et nécessitent des études plus larges.
En pratique
La PBM peut être proposée comme approche de soutien dans les troubles du sommeil, surtout lorsqu’ils s’intègrent dans un contexte de stress, d’épuisement ou de douleur chronique. Elle ne remplace pas l’évaluation des causes médicales du trouble du sommeil.
Références (sélection)
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Mehdizadeh M. et al., 2025 — Transcranial photobiomodulation improves sleep quality, reduces daytime sleepiness and modulates delta power in chronic insomnia: a randomized controlled trial
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Zhao X. et al., 2022 — Brain photobiomodulation improves sleep quality in subjective cognitive decline: a randomized, sham-controlled study
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Chang Y.P. et al., 2024 — The impact of photobiomodulation on sleep and life quality in hemodialysis patients: a randomized controlled trial
Cicatrisation et réparation tissulaire
Ce que suggèrent les études
De nombreuses études cliniques et méta-analyses suggèrent que la photobiomodulation peut accélérer la cicatrisation et améliorer la récupération tissulaire.
Des effets ont été observés dans différents contextes, notamment les plaies chroniques, les suites opératoires, les lésions musculaires, les brûlures, avec une réduction de l’inflammation et une stimulation des mécanismes de réparation cellulaire.
En pratique
La photobiomodulation est utilisée comme approche de soutien pour favoriser la cicatrisation et la récupération après blessure ou intervention chirurgicale.
Elle peut être intégrée dans la prise en charge des plaies chroniques ou des troubles de cicatrisation, en complément des traitements habituels.
Références (sélection)
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Enwemeka C.S. et al., 2021 — The efficacy of low-level laser therapy in tissue repair: systematic review and meta-analysis
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Michael R. Hamblin, 2022 — Mechanisms and applications of photobiomodulation in wound healing
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Minatel D.G. et al., 2009 — Phototherapy promotes healing of chronic diabetic ulcers
Douleurs chroniques, arthrose, troubles musculo-squelettiques
Ce que suggèrent les études
De nombreuses études cliniques et méta-analyses suggèrent que la photobiomodulation peut réduire la douleur et l’inflammation dans les troubles musculo-squelettiques, notamment les douleurs articulaires, musculaires et l’arthrose.
Des effets ont été observés sur la diminution de la douleur, l’amélioration de la fonction et la réduction de l’inflammation locale.
En pratique
La photobiomodulation est utilisée comme approche de soutien dans la prise en charge des douleurs chroniques et des troubles articulaires, en complément des traitements habituels.
Les effets peuvent être progressifs et nécessitent des protocoles adaptés à chaque situation.
Références (sélection)
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Bjordal J.M. et al. — Low-level laser therapy for osteoarthritis and chronic joint disorders: systematic review
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Huang Z. et al., 2023 — Photobiomodulation therapy for pain and inflammation: meta-analysis
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Stausholm M.B. et al., 2019 — Efficacy of low-level laser therapy in musculoskeletal pain: systematic review and meta-analysis
Troubles neurologiques (commotions, suites d’AVC, maladies neurodégénératives)
Ce que suggèrent les études
Des études préliminaires suggèrent que la photobiomodulation transcrânienne pourrait avoir un effet sur certaines fonctions neurologiques, notamment après commotion cérébrale ou dans les suites d’AVC.
Des travaux exploratoires ont également été menés dans des maladies neurodégénératives, avec des résultats suggérant des effets potentiels sur certaines fonctions cognitives et la qualité de vie.
Les mécanismes proposés incluent une modulation de l’activité neuronale, de l’inflammation et du métabolisme énergétique cérébral.
Les données restent toutefois limitées et hétérogènes, avec des protocoles encore en cours d’évaluation.
En pratique
La photobiomodulation peut être envisagée comme approche de soutien dans certains contextes neurologiques, en complément d’une prise en charge spécialisée.
Les indications doivent être posées avec prudence, et les attentes adaptées au niveau de preuve actuel.
Références (sélection)
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Naeser M.A. et al. — Transcranial photobiomodulation for traumatic brain injury (case series and pilot studies)
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Chao L.L. et al., 2019 — Effects of transcranial photobiomodulation on cognitive function in neurological conditions
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Michael R. Hamblin — Photobiomodulation in neurological and neurodegenerative disorders (review)
Récupération sportive et fatigue musculaire
Ce que suggèrent les études
Certaines études suggèrent que la photobiomodulation peut améliorer la récupération musculaire, réduire la fatigue et limiter les dommages musculaires après effort.
Ces effets seraient liés à une amélioration du métabolisme énergétique et une réduction de l’inflammation.
En pratique
La photobiomodulation peut être utilisée comme approche de soutien dans la récupération après effort ou en cas de fatigue musculaire persistante.
Références (sélection)
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Leal-Junior ECP et al. — PBM and exercise performance and recovery
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Ferraresi C. et al. — Effects of PBM on skeletal muscle